Depuis la fin du mois de février, l’intensification des tensions entre Israël, les États-Unis et l’Iran bouleverse profondément le trafic aérien dans la région. Plusieurs espaces aériens ont été fermés aux vols civils, provoquant une série de suspensions et d’annulations sur de nombreuses liaisons internationales. À la date du 5 mars 2026, la situation reste évolutive et touche un large éventail de compagnies aériennes, en Europe comme au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du Nord. Un ciel largement restreint dans la région Les frappes lancées fin février ont entraîné la fermeture de plusieurs espaces aériens, notamment en Israël, en Iran, en Irak, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn et en Syrie. Les Émirats arabes unis ont également connu des restrictions temporaires. Conséquence directe : de nombreuses compagnies ont suspendu leurs opérations vers les principaux hubs régionaux, notamment Dubaï, Doha, Tel Aviv, Riyad ou encore Abu Dhabi. Plusieurs transporteurs européens ont annoncé des mesures immédiates. Air France a suspendu ses vols vers Dubaï et Riyad jusqu’au 6 mars inclus, et ses liaisons vers Tel Aviv et Beyrouth jusqu’au 8 mars. Le groupe Lufthansa (Lufthansa, Swiss, Brussels Airlines, Austrian Airlines et ITA Airways) a stoppé ses opérations vers plusieurs destinations de la région, dont Dubaï, Abu Dhabi, Tel Aviv et Téhéran pour des durées variables allant jusqu’au 8 mars. British Airways n’opère plus depuis plusieurs aéroports du Golfe et du Levant, tout en indiquant suivre la situation de près. D’autres compagnies européennes comme Finnair, LOT Polish Airlines, Wizz Air, Air Europa ou Aegean Airlines ont également ajusté ou suspendu leurs programmes. Golfe : activité fortement réduite Les compagnies basées dans la région sont directement touchées. Les transporteurs israéliens ont annulé leurs vols jusqu’au 8 mars. À Dubaï, les aéroports restent ouverts mais l’activité est réduite. Emirates opère un programme restreint avec un nombre limité de vols et précise que les passagers en transit ne seront acceptés que si leur correspondance est confirmée. Oman Air, de son côté, a annulé plusieurs rotations mais a également renforcé certaines lignes stratégiques, notamment vers Londres et plusieurs capitales asiatiques, afin de répondre à une forte demande de redirection. Compagnies asiatiques et nord-américaines : perturbations prolongées En Asie, Singapore Airlines et Malaysia Airlines ont suspendu leurs vols vers Dubaï et Doha pour plusieurs jours. Cathay Pacific et Japan Airlines ont étendu certaines annulations jusqu’à mi-mars. Du côté nord-américain, Air Canada a suspendu ses liaisons vers Dubaï et Tel Aviv jusqu’au 22 mars. Delta Air Lines prévoit des perturbations prolongées sur la route New York–Tel Aviv. Ces perturbations ne concernent pas uniquement la région : elles affectent les connexions entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, notamment via les hubs du Golfe. Pour les entreprises, les conséquences sont multiples : Dans ce contexte, la gestion des déplacements professionnels nécessite une veille constante et une capacité d’adaptation rapide. Chez Corporate Travel, nous accompagnons les entreprises dans la gestion de leurs déplacements professionnels, en tenant compte des évolutions et des restrictions aériennes en temps réel.Annulations de vols au Moyen-Orient
Annulations de vols au Moyen-Orient : quelles compagnies sont impactées ?
KLM a également interrompu ses rotations vers Dubaï, Riyad et Dammam, tandis que les vols vers Tel Aviv sont suspendus jusqu’à la fin de la saison hiver.
Qatar Airways a temporairement suspendu ses opérations en raison de la fermeture de l’espace aérien à Doha.
Etihad a interrompu ses liaisons au départ et à destination d’Abu Dhabi sur la même période.